L’association DirectEmployers et la fin de l’America’s Job Bank (1)

J’ai eu l’occasion d’écrire pour ce blog un certain nombre de billets sur l’America’s Job Bank, qui est en grosso modo l’équivalent d’anpe.fr aux Etats-Unis, et sur l’association DirectEmployers, qui met en oeuvre le site JobCentral (voir par exemple ici et ; pour la liste complète, voir la section billets à retenir). Il y a quelque temps, j’ai synthétisé et mis à jour ces billets dans un article pour la Chronique internationale de l’IRES qui devrait apparaître sur le site de l’institut dans les jours qui viennent (le processus est un tout petit peu plus long que sur un blog…).

Les propos récents de Bill Waren (qui dirige DirectEmployers) et les nouveaux services annoncés sur JobCentral m’amènent cependant à mettre plus rapidement cet article en ligne : il me semble qu’il fournit un cadrage utile à la compréhension de la stratégie de l’association d’employeurs dans le contexte de la fin programmée de l’America’s Job Bank et des enjeux qui lui sont liés (voir en particulier la dernière partie). Vous trouverez ci-après l’introduction de l’article, et le lien vers la version complète au format pdf. Je publierai dans les jours qui viennent un second billet pour commenter les développements les plus récents, qui se situent plutôt dans la lignée de ce que j’avais écrit… (mise à jour : lien vers le billet en question)

La fin programmée de l’America’s Job Bank, étape importante dans l’affaiblissement du service public de l’emploi aux Etats-Unis, Chronique internationale de l’IRES, n° 102, septembre 2006.

Introduction :

Aux Etats-Unis, le service public de placement revêt deux caractéristiques qui le distinguent de beaucoup d’autres pays de l’OCDE : il repose sur une structure très décentralisée qui varie notablement selon les Etats et, bien que les situations soient de ce fait assez inégales au sein du pays, il ne dispose en moyenne que de faibles ressources, au mieux stagnantes au cours de la dernière décennie et souvent en baisse.

C’est notamment pour cette raison que le service public de placement américain a concentré l’essentiel de ses efforts sur l’information à destination de ses « clients » (candidats et recruteurs), laissant de côté les interventions plus structurantes et plus coûteuses auprès des demandeurs d’emploi. Le développement des dispositifs de libre-service a ainsi été privilégié dans les années quatre-vingt-dix, notamment en mobilisant les technologies de l’information et de la communication.

Dans la deuxième moitié de la décennie, Internet a permis de centraliser à
moindre coût les informations sur l’offre et la demande de travail recueillies dans les quelque deux mille services emploi des Etats et de les rendre facilement accessibles depuis un simple ordinateur connecté. Baptisé America’s Job Bank (littéralement « banque de l’emploi de l’Amérique »), ce dispositif largement automatisé a rapidement pris une place très importante au sein d’un service public de placement soumis à des contraintes budgétaires fortes et à des politiques de limitation des effectifs. L’annonce par l’administration fédérale de sa prochaine fermeture est donc un coup particulièrement dur porté au service public de l’emploi américain.

Lien vers l’article complet (pdf, 80 ko)

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